Rechercher
  • Daria Soren

Jour 81/ La maison au milieu des champs

Mis à jour : 9 sept. 2019


Nous sommes à Saint-Pierre Quiberon. Ce n’était pas prévu mais on a eu l’opportunité d’y aller pour visiter cette belle maison. Elle est magnifique, dans un hameau au milieu des champs de maïs, et à cinq kilomètres, l’océan avec une plage sauvage à perte de vue. C’est un peu le paradis. C’est fou cette possibilité qui s’offre à nous. Au de-là de ces aspects séduisants, il faut imaginer la vie au quotidien. La proximité de mes parents à gérer. Même si on s’entend bien, à la longue il faudra vraiment un espace indépendant pour ne pas s’étouffer. Les trajets. Si je trouve un travail et qu’il est à Vannes, ou un peu loin, ça va vite me faire pas mal de trajet en voiture. Ce sera difficile à concilier avec les horaires d’école de Jim. Quand mes parents sont là, ça va, mais quand ils seront en vadrouille et Bijou absent, comment faire? 

Il faut aussi penser qu’on ne voit pas jamais la mer sauf quand on va à la plage. Ce sera plutôt un paysage de campagne au quotidien. Mais c’est bien aussi sachant que la mer n’est pas loin et dès qu’on veut aller la voir même en fin de journée, elle est juste là. 

Je ne sais pas du tout quel genre de travail je peux trouver. Je n’ai pas envie de refaire ce que j’ai déjà fait. Faire du travail de bureau. J’ai envie de tout sauf ça. A vrai dire, j’ai vraiment envie d’avoir une phase sans travail. Au fond de moi, j’ai envie d’avoir le temps pour créer un art de vivre. Le temps de cuisiner, de créer un potager, d’écrire, d’aménager et décorer cette nouvelle maison. Je me demande si je ne vais pas dans un premier temps me donner quelques mois pour écrire. Quitte à avoir cette opportunité, c’est l’occasion en or pour tenter cette expérience. Et parallèlement, prendre tout mon temps pour m’ouvrir à une opportunité de travail. Peut-être à temps partiel. Car même si j’ai un peu d’argent de côté, je ne tiendrai pas longtemps sans revenu. Il faudra quand même qu’on ait de quoi manger, s’habiller, avoir un minimum de loisir, venir sur Paris, payer les impôts. Je ne peux pas me permettre de ne rien gagner du tout. Il me faudra un travail. Et ce ne sera pas évident de trouver. Mais ca fait partie de l’inconnu. Je suis confiante. Les conditions sont idéales pour prendre ces risques. Espérons que ce projet puisse aboutir. 


Sinon, je vais bien. La vie a un peu repris son cours habituel. Heureusement que j’ai mon lundi qui me permet d’être libre et créative. C’est le seul jour de la semaine. De mardi à jeudi je travaille, pas le temps pour autre chose. Et le week-end, pas trop non plus. On fait des activités avec Jim. Il faudrait que je me fasse des week-ends seule pour vraiment éprouver la liberté dont j’ai besoin sur un temps prolongé. 


Je termine cette semaine mon accompagnement avec la méthode “Libérez votre créativité”. Lire ce livre à ce moment là a été une bénédiction pour moi. Il m’a guidée exactement de la manière dont j’avais besoin. J’espère continuer à pratiquer cette méthode au quotidien. Elle m’a aidée à assumer mon artiste, à la nourrir, la faire naître.

Je me rééquilibre progressivement suite à une petite crise nerveuse qui s’est déclenchée il y a une semaine. J’ai pris conscience que j’étais encore fragile. Même si en surface j’ai repris une vie tout à fait normale. Je conserve encore cette blessure. Elle ressort dès que j’ai un petit passage à vide ou me mets trop de pression. Il faut donc encore me chouchouter. 

0 vue

©2018 by Journal d'un burn out. Proudly created with Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now