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  • Daria Soren

Jour 8/L'important, c'est le cœur

Mis à jour : 30 nov. 2018


Maintenant que j’ai mis le doigt sur le problème, je vais me prendre en main. Luc me conseille une sophorologue, un acupuncteur. Je prends tout. Je veux m’ouvrir, me connecter. Je veux savoir, sentir, sortir ce qui doit l’être, comprendre et avancer.


J’arrive chez Jeanne, la sophrologue. Il n’y a pas de fenêtre dans la salle d'attente. Je commence à me sentir oppressée. Je l’entends préparer la séance, faire chauffer l’eau pour le thé. Je patiente encore une, deux minutes, puis, proche de partir en sucette, je frappe à la porte et lui demande si je peux entrer.

On parle. Cette fille est d’une bienveillance. Dans mon état de bête sauvage blessée, ses paroles, son regard, son sourire sont comme des caresses, un apprivoisement. Elle est si douce, elle pose les bonnes questions, les bons mots. Comment ne pas fondre comme neige au soleil? Pourtant, en discutant avec elle, je parviens encore à sauver la face, à garder une belle contenance.

Et puis, on démarre la séance de méditation. "Je vais entrer en vous Daria. Je prends l’ascenseur de la respiration et je descends dans vos entrailles. Qu'y a-t-il au fond de vous?”. Oui, il y a quelque chose, plus précisément, quelqu’un. Il y a ce petit bébé, qui veut grandir. C'est mon enfant créatif, épris de beauté et de liberté. Il est né quand j’ai recommencé à danser puis me suis mise à écrire un premier roman. Cette vie qui est ma vie en ce moment n’est pas faite pour lui. Je suis prisonnière de ma maison, de mon travail, de mon rôle de mère et de femme. Je ne peux pas m’y soustraire. Pourtant, mon enfant artiste grandit et il a besoin de mon attention. Il ne disparaîtra pas. Ou alors je disparaîtrai avec lui. Car il est moi, je suis lui. Et s’il souffre, je souffre. C’est une évidence. J’ai essayé de lui donner de l’espace mais ce n’était pas assez.

Voilà ce que je trouve au fond de moi. Et puis, à la fin de la méditation, un amour, un immense amour me submerge. Mon fils de chair. Mon Jim. Notre amour est ma boussole. Des secousses d’émotion me font trembler. Comme des profondeurs d'un volcan, une lave chaude sort de mes entrailles et jaillit de mes yeux. Ça fait tellement de bien.

Daïsaku Ikeda écrit: "L’important, c’est le cœur". C’est tout. C’est la seule chose importante. Jeanne me sourit et me regarde comme si j’avais réussi quelque chose.


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