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  • Daria Soren

Jour 75 Contrariétés

Mis à jour : 28 juin 2019

Malgré le magnifique été passé, cette rentrée qui démarre très bien, tous mes efforts de mise en place d’un rythme sympa, le vélo, les lundis créatifs, d'où vient cette crise d’angoisse qui m’a anéantie la nuit et qui continue ce matin?

Quelques pistes:

- La réduction des doses d'anxiolytique. Je pensais que les angoisses étaient derrière moi et que je pouvais à présent m’en passer…

- La contrariété de ma prise de poids à cause du traitement hormonal pour la pré-ménopause, à moins que ce ne soit les anxiolytiques. Ça m'a fait prendre cinq kilos en trois mois. Et ça me plait pas du tout. Pour la première fois de ma vie, j’ai un gros bide toute la journée. Je peux plus fermer un jean et même certaines robes. Je ne peux plus mettre grand chose. Malgré mes trajets en vélo pour aller bosser, mon yoga trois fois par semaine et mes précautions alimentaires. Ça m' insupporte. J’ai voulu faire mon yoga hier soir pour extérioriser la contrariété, pour me sentir bien, résultat, ça m’a déclenché une crise d’angoisse.

Depuis dimanche matin, j’étais à cran, surement parce que ça faisait deux jours que je ne prenais pas mon anxiolytique et que ça tombait au mauvais moment. Accumulation de tâches contraignantes, la contrariété aussi de n’avoir aucun moment pour moi du week-end, pour écrire, pour créer, pour danser, pour m’émerveiller.

Excuse-moi mon enfant créatif, je t’ai encore muselé. Cette vie qui est ma vie en ce moment n’est pas faite pour toi. Je te dédie le lundi mais tu n’as pas pu attendre le lundi. Tu m’as signalé ta détresse. Je me rends compte des proportions que cela prend. Je pensais pouvoir reprendre ma vie d’avant, en attendant de pouvoir te donner ta liberté, dans un an, dans quelques mois. Mais je vois que ça ne te suffit pas. Plus que de tous ces traitements d’hormones de substitutions, ces relaxants de substitutions, c’est de liberté dont tu as besoin. J’avais sous estimé à quel point. Si je pouvais vivre cette nouvelle vie qu’on a décidé, je n’aurais pas besoin de tout ça. Je pourrais faire du sport, écrire, lire, être au contact des éléments, j’aurais le temps. Et voilà tout ce dont j’ai besoin. Pas d’un autre traitement de merde.

Oui, je fais de bonnes nuits (hormis la dernière), de bonnes siestes, non je ne suis pas la plus à plaindre, le rythme au travail est très bien. Mais malgré tout ça, ça ne me convient plus, c’est tout. Comme je l’ai déjà dit, je supporte cette situation. Et même si je suis habituée à elle depuis de longues années, mon enfant artiste est né, il a besoin de mon attention. C’est une évidence. Pardonne-moi de t’empêcher de grandir. Tu es si différent de ma vie jusqu’à présent. J’essaie de te laisser de l’espace mais ce n’est jamais assez.

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