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  • Daria Soren

Jour 68/ Le lundi créatif

Mis à jour : 28 mai 2019

De retour à Montreuil, je suis triste d'avoir quitté la mer. C’est la fin de cette belle saison, de nos bains de soleil mais on en a profité jusqu'au bout.

Les vacances ont été super. Jim est un adorable petit garçon de quatre ans. Pour la première fois depuis sa naissance, j’ai eu la sensation de vraiment profiter de l’été avec lui. On est plus contraint par les siestes, les colères. On peut tout faire ensemble, tout partager. C’est un plaisir d’échanger avec lui, de le voir s’ouvrir au monde. La pêche, les petites bêtes du jardin, l’accrobranche, la luge d’été, le mini golfe, le paddle, cueillir des champignons dans la forêt, faire de la randonnée, du pédalo, des baignades, du bodyboard.


La rentrée de Jim s’est passée en douceur. On est allé tous les trois à l'école. On a repris les petites habitudes: entrer dans la cour, dire bonjour aux parents, au lapin dans sa cage, entrer dans la classe, faire la petite voix, poser son sac dans la case, mettre ses chaussons, faire un gros câlin pour toute la journée, se dire au-revoir par la fenêtre depuis la cour et partir.

Ensuite, on est rentré à la maison avec Bijou. On a étendu le linge, fait notre yoga. Je me suis préparée un thé des moines. J'ai installé un petit bureau dans la chambre, y ai collé quelques images au dessus avec des scotchs colorés. Maintenant, j’écris mes pages du matin. Ensuite, je continuerai d’écrire la nouvelle. A dix sept heures, je partirai à l’école du Louvre suivre mon cours sur la restauration des œuvres d'art et je terminerai par mon cours de danse swing. Une journée de rêve.


C’est mon premier lundi créatif. Je l’attendais avec tant d’impatience.

Maintenant que je me suis fixée les bons objectifs et que j’ai les moyens de les développer, ça va être que du plaisir. Bijou n’est plus en tournée. Je fais mes trajets en vélo. J’ai mes lundis. Toujours Babette et Luc prêts à nous rendre service. Je peux vraiment attaquer cette rentrée sereinement. Certes, ma vie est loin de changer du tout au tout. Mais la transition s’amorce.


Le temps est gris ce matin. Ce doit bien faire deux mois que je n’avais pas vu un temps gris comme ça. Comme pour marquer officiellement la fin des vacances. Mais pour moi la légèreté continue. Du moins, aujourd’hui. J’aurai tous mes lundi pour faire le plein de créativité avant d’affronter quatre jours de travail et de contraintes. Puis, le samedi matin, je démarrerai le week-end avec un cours d’histoire de l’art au Grand Palais.


Malgré toutes ces bonnes vibes et mon comprimé pris ce matin, je suis dans un état anxieux avancé. Alors que maintenant les choses sont claires, en place. Je ne comprends pas bien. Ce sera peut-être comme ça tant que l’on n’aura pas quitté la région parisienne, tant que l’on aura pas quitté cette vie là. Je rêve d’air, d’océan, de temps, de liberté. Maintenant que je les entrevois et que j’ai mis le doigt sur ce que je rejette, je dois continuer à supporter ce quotidien. Réellement le supporter en essayant de respecter mon équilibre intérieur. Plus je donne de place à mon artiste, plus il en veut et rentre en conflit avec le moi contraint. Il va falloir patienter et t'accommoder de ce que je peux te donner pour l’instant.

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