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  • Daria Soren

Jour 61/ Témoigner

Mis à jour : 8 mai 2019

Il n'y a pas de honte, un jour, à prendre des médicaments pour dormir ou pour apaiser ses angoisses même si on n'en a jamais pris de sa vie. Il n'y a pas de honte, un jour, à avoir besoin d’aide médicale, psychologique, d'être pris dans les bras.


Combien de personnes gardent tout en elle et s’autodétruisent comme ça?

J’apprends qu'un proche ne va pas bien. Depuis longtemps, il mène une vie solitaire et fermée. Il ne se nourrit plus, est devenu anorexique. Un jour, il a perdu connaissance. S’en est suivi une crise d’épileptie. Il venait d’apprendre le décès de son grand-père. Un événement inhabituel et douloureux a mis à nu le malaise enfoui depuis de nombreuses années. Plutôt que d'utiliser cet événement comme un élément déclencheur, cette personne nie et continue à porter aveuglément son fardeau. Dans ces moments là, c’est difficile, mais l’entourage devrait prendre le taureau par les cornes et ne pas laisser son proche se détruire en rentrant dans son jeu de cacher les choses.

Ça me renforce sur la nécessité de communiquer et de témoigner pour soigner et faire renaître des personnes qui subissent leur vie.


Je ne suis pas un modèle. Je voudrais simplement écrire un livre qui montre comment on peut tomber sans s’en rendre compte et comment on peut renaître. Que quelque soit notre situation, on n’a pas à se juger, qu'on a le droit d’être fragile.

J’ai pensé à m’adresser à mon fils dans mon histoire. A lui raconter ce qui m’est arrivé et comment ça a marqué un nouveau chapitre dans notre vie. J'aimerai qu'il comprenne comment ne pas se laisser enfermer dans un modèle, qu'il soit libre.


Il n’est jamais trop tard pour se réveiller, prendre conscience et trouver la clé de sa vie. Je sentais que j’avais atteint une vie confortable et heureuse. Je sentais aussi que je n’étais pas complètement épanouie et que je pouvais aller plus loin encore mais je ne me l’autorisais pas. Pensant que ma situation était déjà très bien et qu’elle devait me suffire. Comme on dit en méditation “être dans l'acceptation” plutôt que constamment insatisfait. C’est difficile de comprendre le sens de chacun de ces mouvements bouddhiste, hédoniste, etc...de bien les interpréter. A quel moment, il ne faut pas demander plus à la vie? A quel moment il faut bousculer les choses et aller plus loin? C’est clairement le burn out qui m’a montré que c’était une nécessité pour moi de changer de vie, d’aller plus loin dans l’épanouissement. Sinon, j’aurais continué à me contenter d’un bon boulot, d’une vie parisienne avec des escapades.

Je vais même plus loin maintenant, je veux vivre une vie dépouillée, pure et engagée. Ça peut paraître un peu caricatural mais la vie simple et heureuse des surfeurs au long cours, par et pour l’océan m'attire.

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