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  • Daria Soren

Jour 59/ Simplement

Mis à jour : 6 mai 2019


2 mois que j’écris ce journal en moyenne un jour sur deux. J’ai pris ce rythme. Tout est calé maintenant. J’ai envie d’être à la rentrée pour démarrer mes lundi créatifs. Mais je ne vais pas attendre. Un peu tous les jours. Plutôt mal que rien. Faire. Ecrire. Etre légé et sortir sans réfléchir, des mots, des émotions.

J’ai commencé à écrire l’histoire. Je rentre dans le vif. Je ne sais pas encore quel ton prendre: être dans le factuel, l’émotionnel,l’humour? Je ne vois pas encore comment structurer les choses, faire couler les mots d’une manière évidente, tout en trouvant mon style.


Je me rends compte que c’est très dur de donner une vraie valeur à cette créativité. Mon éducation m’a conduite à la considérer comme un passe-temps agréable. J’ai fait de la poterie, de la danse, j'ai toujours écrit mon journal. Même si les tests d’orientation pointaient du doigt un net intérêt pour les activités créatives, je n’ai jamais envisagé faire de l’art, ma vie. Sans être dans la souffrance, je n’ai simplement pas développé ce penchant plus que ça. Pendant cette première phase de ma vie, les convictions écologiques étaient plus fortes.


Aujourd’hui, je crois avoir trouvé le moyen de mêler tout ça dans un style de vie qui nous conviendrait à tous les trois. Vivre au bord de l’océan, très simplement, de la manière la plus pure qui soit.

Je nous imagine, comme une évidence. Je me lèverais, regarderais l’océan par la fenêtre. J'emmènerais Jim à l'école puis rentrerais à l’appartement faire quelques étirements. Après ça, je m'installerai à mon bureau et écrirais toute la matinée. Le midi, je prendrais le temps de cuisiner mon repas et mangerais à la maison. Et puis, je passerais l'après-midi à faire la sieste, travailler le potager, continuer d'écrire, aménager la maison, fabriquer nos cosmétiques et produits ménagers. A 16h30, j’irais chercher Jim à l’école et on irait apprendre le surf ensemble. Puis, on rentrerait se réchauffer à la maison, faire les devoirs et préparer un bon repas. On passerait la soirée à lire ou regarder un film et la journée se terminerait comme ça.

On aurait plus besoin de penser à partir sans arrêt, en week-end ou en voyage. On aurait plus besoin de s’échapper parce qu'on serait là où l'on veut être. On pourrait quand même partir en van vers le Cap Ferret, les Landes, l’Espagne, le Portugal. Et puis, une fois par an, on se ferait un grand voyage pour découvrir un pays, un autre mode de vie.

Etre au plus près du vrai en vivant simplement. Et si mes écritures pouvaient fonctionner un jour, m’offrir des opportunités, ce serait le rêve.

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