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  • Daria Soren

Jour 57/ Nouveau départ


J’ai obtenu mon temps partiel le lundi. Je vais le passer à lire, à écrire, mais aussi à suivre des cours: de danse et sur la restauration des oeuvres d’art.


On se donne un an pour préparer notre départ.

365 jours parisiens à rendre les plus agréables et enrichissants possible. Me donner à fond pour mon boulot, développer ma danse, mon écriture.

Ensuite, ce sera océan, surf, vie simple et saine.


Après mes études, je me suis fixée des objectifs de progression professionnelle. Que j’ai atteints. J’ai enchaîné avec l’objectif familial, le bébé. Là aussi beaucoup d’implication, de pression. J’ai l’impression que plus je vieillis plus j'aspire à l’insouciance de la jeunesse. J’étais tellement raisonnable petite. J’aspirais à des constructions si sérieuses. Maintenant que je me sens accomplie, j’ai envie de m’autoriser à me faire plaisir, à réaliser la vie qui me plait vraiment. Plus de carrière administrative, plus de quotidien contraint par des horaires et des transports.

Ca ne veut pas dire oublier mes convictions mais m’y consacrer différemment, d’une manière moins intellectualisée, plus spirituelle, plus intuitive, plus vécue.

Je veux vivre et faire vivre à mon fils, la vie dont je rêve. Qu’il ne me voie pas subir mon quotidien et être frustrée à longueur de temps.

Jim n’aura bientôt plus l’âge qu'on le largue simplement dans un petit parc pour enfant afin de s’ébrouer un peu avant de rentrer à la maison, comme les chiens. Je n’en peux plus de trainer dans ces parcs et de voir mon fils y trainer. De le voir déambuler dans ces rues glauques et sales, toucher et vouloir jouer avec un bout de verre, une canette de bière vide. On a le choix de partir d’ici. Alors, n’hésitons pas.

Dans mon travail actuel, je suis arrivée au meilleur poste que je puisse avoir. Je n'en trouverai pas de meilleur, ni de meilleure boîte. J’ai terminé ce cycle professionnel. Je veux en démarrer un autre. A vrai dire, maintenant, ma priorité n’est plus la carrière professionnelle mais l’épanouissement personnel.


Deux mois maintenant que le tournant a eu lieu. Deux mois plus tard, j’ai retrouvé ma forme, mon cerveau. Je dors naturellement. Plus de tremblements nerveux. Je n'ai plus qu’à arrêter tranquilement l’anxiolityque. Pour l’instant, j’ai diminué la dose de moitié. Ca se passe bien.

Au coeur de la crise, j’ai ressenti des besoins très forts. J’ai ouvert les yeux.

Ensuite, j’ai compris, j’ai réflêchi, j’ai revu mes priorités.

Sans ce burn out, je n’aurai pas pris conscience de tout ça, je ne me serai pas permise autant de liberté personnelle. Je peux le remercier. Je peux l’appeler renaissance. Je veux le raconter, le revivre et témoigner.

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