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  • Daria Soren

Jour 34/ "Libérez votre créativité"

Mis à jour : 12 févr. 2019


Je sens l’état nerveux diminuer en profondeur. Le tremblement des mains est plus faible. Plus de décharges nerveuses dans les membres ou le cou. Plus de crispations dans la boite crânienne. Tout se fait très lentement, très en douceur. J’ai l’impression de me réparer, nuit après nuit. Ne manque plus qu’un bon tonus, une envie de faire du sport.

Aujourd’hui, j’ai mon après-midi de libre. J’irai faire l’exposition Fujita, puis je rentrerai nager si j’en ai le courage et la motivation. Ou sinon, simplement m’allonger et lire au calme.


J’ai terminé, je crois, ma phase de brainstorming dans tous les sens. On a notre projet avec Bijou. Il ne reste plus qu’à le mettre en oeuvre. Mes deux objectifs sont maintenant écrire une nouvelle sur mon burn out, je vais déjà essayer d’écrire un truc là-dessus, et puis, aller vivre au bord de la mer.


Le livre "Libérez votre créativité", m’accompagne, me sauve. Il tombe tellement à point nommé. J'ai démarré ce coaching de trois mois, par hasard (ou pas), quelques semaines avant de flancher. C'est grâce à lui que je tiens ce journal tous les jours. Il convient tout à fait à ma situation. La personne dédiée à son devoir, à une vie vertueuse pour sa famille, ses amis, son travail, qui a oublié son moi authentique à l’intérieur. Il y a une artiste à l’intérieur qui a du crier pour se faire entendre. Quelques petits rayons de soleil de temps en temps dans sa cavité n’ont pas suffit. Elle a voulu voir le ciel, le soleil, sortir de sa grotte et courir, courir dans le bois. C’est un moi qui demande qu’on s’occupe de lui. C’est lui mon nouveau bébé, que je dois nourrir et cajoler. C’est lui qui a besoin qu’on lui apprenne à vivre, qu’on lui apprenne tout, qu’on le fasse grandir.


Depuis un mois, j’ai fait plus d’expositions que je n’en faisais avant par an.

Quand je pense que des gens passent leurs journées, leur vie à créer des univers magiques comme ça. Quel bonheur ce doit être. Je me dis que j’étais surement faite pour ça, pour être une créative. Mais mon éducation m’a fait enfouir cette envie là, en tout cas, l’a faite passer en deuxième. Pour mes parents, il fallait du concret. L’art, c’était du loisir. Je n’ai jamais pensé à voir les choses autrement. Et comme j’étais 50% créative et 50% dans le devoir et la vertu, j’ai développé cette deuxième partie qui me semblait plus importante. Pourtant, au collège, j’avais fait des tests d’orientations, et ce qui ressortait était un vrai intérêt pour la chose artistique. C’était donc déjà là. Mais, je n’y ai pas prêté plus attention que ça. Je faisais de la poterie, de la danse, j’écrivais mon journal intime. Voilà.

Aujourd’hui, mon rêve serait de ne faire que ça, apprendre, lire, créer de mes mains. Peut-être que c’est maintenant. Je suis prête. J’ai développé pendant 27 ans mon penchant “devoir et vertu” via ma passion pour l’environnement.

Maintenant, c’est le moment de développer mes 50% de sensibilité artistique. C’est un besoin impérieux. Chaque jour, je pense aux heures que je perds à faire autre chose que ça. Je n’ai pas le temps de lire, pas le temps d’écrire mon livre, dans ce quotidien accaparant. Le soir, fatiguée, je m’allonge et je ferme les yeux. Un après-midi dédié à la créativité me semble tellement insuffisant. Ne parlons même pas de sport! Je suis sensée y aller mollo pour ne pas rebrûler mes fusibles encore fragiles. Alors, c’est taf-maison-dodo. Pas de temps pour le sport, même pas pour lire, encore moins pour créer. La seule chose que j’arrive à faire, c’est écrire ces pages du matin. Et encore, je fais ça au boulot. Je ne suis pas du tout sensée le faire mais c'est mon mode de survie.

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