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  • Daria Soren

Jour 16 / Chasser la culpabilité

Cette semaine, je vais bien mieux. J’ai retrouvé un bon état physique et ma paix intérieure. Les nuits sont de plus en plus profondes. Je remonte à la surface. Je peux reprendre ma vie avec un nouvel éclairage.


Hier, j’ai réussi à faire sortir encore un peu de ces larmes coincées depuis longtemps dans la cocotte minute. J’étais seule à la maison. L’angoisse montait. Et puis, un immense vague d'amour pour Jim m'a submergée. C’est ce qui est ressorti encore une fois, comme chez la sophrologue.

Si ce lien est si fort, n’est-ce pas l’essence de ma vie, la priorité que cet enfant, que cette famille? N’est-ce pas le socle du bonheur? Moi qui revendique mon besoin d’une bulle, de liberté, quand je regarde en moi-même, c’est mon fils que je vois.

Cet amour filial qui ressort violemment, dans les pleurs et la souffrance, est peut-être lié à une culpabilité, à la difficulté de concilier mon rôle de maman et mon besoin d'intériorité. Je m’en veux de passer du temps sans lui alors que ce besoin de liberté et d'ouverture au monde est viscéral. Je ne suis pas de ces mamans qui peuvent s'oublier dans un tourbillon permanent d’activités au service des autres. J’ai besoin de nourrir ma vie intérieure ou je dépéris.

Peut-être que ma personnalité n'est pas compatible avec la vie qu'imposerait la venue d'un deuxième enfant. Dans ce quotidien là, ce serait forcément plus de contraintes. Pourquoi pas, si on pouvait se payer une fille au pair ou une nounou au quotidien. Mais la réalité, c’est que je devrais porter deux fois plus que je ne porte déjà. Si j’ai grillé mes fusibles, ce n’est pas pour rien. Je me suis encerclée avec toutes ces contraintes quotidiennes. J’ai bau les endosser, je ne les supporte pas. Je les réalise en pilote automatique, en serrant les dents, en attendant la libération. Avoir des enfants, les aimer, recevoir leur amour, oui, mais gérer tout le quotidien, non. Bijou n’est pas fait pour ça non plus. Et, je n’ai pas envie de dénaturer cet être artiste qui nous fait rêver. Ça fait partie du deal. On a fondé une famille ensemble avec nos caractères et nos personnalités. Nous sommes tous les deux des êtres très libres avec de forts centres d’intérêts. Il nous faut beaucoup d’espace et peu de contraintes pour nous épanouir.

Peut-être que si par la force des choses, c'est à trois que nous devons être, c'est aussi, à trois que nous sommes faits pour être bien.

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