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  • Daria Soren

Jour 63/ La folie

Mis à jour : 23 mai 2019

Depuis que j’ai retrouvé un sommeil naturel, mes rêves sont tellement riches. Chaque nuit, je me demande quelle fiction libératrice je vais bien pouvoir vivre. Je rêve que je retourne au collège. Je revis cette période détestée comme j’aurais du la vivre, d’une manière légère et amusée. Alors que j’étais une jeune renfermée et grave. C’est comme si mon évolution se faisait à l’inverse. En vieillissant, j’aspire à la légèreté et à l'insouciance. Je rêve que je plais à des hommes, ce qui n’arrivait pas plus jeune, et que des hommes me plaisent, chose qui arrive très rarement. Je me permets de rêver ce que je n’ai pas vécu.


Cette nuit, j’ai fait un rêve mystique. Je vivais dans un établissement avec d’autres jeunes. On avait des cours, on allait à la cantine, on avait une salle de méditation. Je pensais être dans une faculté. Et puis, à voir toutes ces personnes un peu folles autour de moi, j’ai compris que je l’étais moi-même et que j’étais dans un établissement spécialisé. Je ne savais pas depuis combien de temps j’étais ici en traitement, à nier les faits. Je me pensais une personne sérieuse et disciplinée, et puis, j’ai pris conscience de ma folie. A ce moment là, je suis devenue une personne transcendée, avec des intuitions et un ressenti exacerbé. En séance de méditation, je me suis mise à flotter au dessus du sol.


La nuit dernière, j'ai rêvé une autre histoire folle.

Je découvrais le monde du futur, mille années plus tard. La terre était devenue invivable à la surface à cause de la pollution de l’air et autres guerres et désastres écologiques.

L’être humain avait survécu en vivant sous terre. Un véritable monde sous-terrain avait été construit. Tout le monde n’avait pas pu y aller. Et ce monde avait été bouché pour empêcher tout retour à la surface invivable. Je discutais avec deux jeunes filles qui vivaient dans ce monde sous terrain. La société avait perdu en qualité de vie. Ces jeunes filles ne savait pas ce qu’était sentir une brise sur sa joue, se baigner dans la mer, plonger ses mains dans le sable blond d'une plage ou regarder un coucher de soleil. Mais, la société avait progressé humainement. La paix était préservée. Les gens était beaucoup plus pacifistes et tolérants. La société avait atteint un état de grande sagesse mais la beauté du monde n’était plus qu’un lointain souvenir. Ces gens n’étaient pas malheureux, même plutôt très bien dans leur peau puis qu’ils n’avaient pas connu la vie autrement. Leur esprit était bien plus en paix que le notre. Mais moi je savais toute la beauté du monde à la surface que j’avais connue et qu’eux ne connaîtrait jamais.


La créativité prend progressivement la place qui lui revient et ça fait un bien fou. Cette partie de moi s’exprime et me fait comprendre qu’il lui faut encore plus d’espace. Deux ou trois heures par semaine ne permettent pas de me connecter vraiment à ce potentiel. J’ai envie d’écouter cette folie, cette vie spirituelle. J’entrevois un nouveau chemin que je n’aurais jamais cru possible, que je n’ai pas, ne serait-ce qu’imaginé.

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